mercredi 23 mars 2011

Bienvenido a Nicaragua!

Finalement nous y sommes! Nos trois mois de vacances au Québec terminés, nous avons atterris dans le pays qui sera le nôtre pour les deux prochaines années. Un pays où l’on saura sûrement s’enraciner, pleurer, jouer, se lier d’amitié, se tanner, se fasciner.


Notre première expérience en Amérique Centrale sera dans le centre du centre au « pays de lacs et de volcans », pays accueillant, pays fragile, pays, à première vue, charmant.
Le Salvador, vu du ciel et de l’aéroport, semblait presque désertique aussi fus-je agréablement surprise de voir une ville très verdoyante à notre arrivée à Managua malgré que ce soit le fort de la saison sèche (vive l’irrigation) C’est la capitale comportant le plus d’arbres qu’il m’ait été donné de visiter ce qui lui a donné d’office une place spéciale, moi qui n’aime pas particulièrement les villes. Il y aurait environ 1 400 000 habitants dépendant des sources. Elle est construite de façon très étendue ce qui rend difficile de la visiter à pied avec poussette. On se contente de se déplacer dans le quartier où se trouve notre hôtel et on se promène un peu dans les autres quartiers avec le véhicule du bureau. Le centre-ville avait été détruit en 1972 après un gros tremblement de terre et il n’y a pas eu de reconstruction comme telle, le dictateur Somoza de l’époque ayant mis dans ses poches l’argent qui avait été accordé à cette fin. Il n’y a donc pas vraiment de centre-ville à proprement parler même si c’est une ville très « américanisée », ce qui m’a tout de suite sauté aux yeux, moi qui est habitué à l’Afrique. Les MacDo, Burger King, Subway, Payless for shoes et United Color of Benneton sont bien présents et côtoient les casinos et les centres commerciaux.


Marthe, la directrice du projet est une belle grand-maman et nous a fort bien accueillis. On loge dans un hôtel très sympathique surtout si je compare aux Holiday Inn et consort qui sont un peu plus loin et qui n’ont aucune personnalité. Encore ici, beaucoup de plantes, des hamacs, une mini piscine, de la propreté. On y passe la semaine avant de se diriger vers le nord. Les petits déjeuners sont composés de gallo pinto, plat typique de riz et de haricots, au grand bonheur de Maëla qui y retrouve, je suppose, les saveurs du Rwanda. Nous arrivons en pleine saison des mangues qui tombent littéralement du ciel.


Les Nicaraguéens sont accueillants et souriants et avec une enfant, le contact est d’autant plus facile. L’immersion est donc bien entamée, aller m’ouvrir un compte de banque hier m’a donné quelques sueurs froides. La dame me dit « firma », je prend quelques secondes pour réfléchir alors elle me le répète en détachant chaque lettre et finalement en épelant. Ma chère, ce n’est pas un problème d’oreille mais plutôt de langue mon affaire! En général, je trouve que je me débrouille assez bien quand même. Il faut seulement que mon cerveau fasse le « switch » car il a tendance à penser en kinyarwanda quand il s’agit de langue seconde. Ça devrait se faire assez rapidement puisque je passerai les deux prochaines semaines dans une école de langue à Esteli.


Hasta pronto donc!

2 commentaires:

  1. hahahaha!! Pauv madame! ou pauvre toi! ca va vite venir! Et mange quelques mangues pour moi por favor!!

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