mardi 26 avril 2011

Pâques

Le coup de barre est passé, les vacances de Pâques à la laguna de Apoyo, Massaya et Catarina m'ont réconciliées avec le pays. Quel bonheur de nager dans une eau tiède cristalline. On logeait à la Posada ecologica la abuela, endroit assez chic, différent de notre hôtel Régis de Massaya où on était dans une chambre propre mais bruyante à 4$ la nuit!
À Catarina il y a vraiment une vue superbe de la laguna, de Granada et son lac et dans le village il y a je ne sais pas, peut-être une quinzaine de pépinières ornementales et plusieurs boutiques d'artisanat, c'est sympa de s'y promener. Petty y a fait du cheval pour la première fois de sa vie.
Massaya nous a plu surtout à cause de son parc central où il y a une belle ambiance: jouets d'enfants, petits restos avec jus frais et ceviche, artisant. On est même allés au cirque! De vraies vacances.


Seule photo que j'ai réussi à prendre avant que mes piles ne lâchent

Au retour, on s'est fait arrêtés par les policiers. Comme nos passeports sont au ministère et attendent les visas on n'avait pas de papiers... Ils nous ont sortis du bus et interrogés pendant une heure au bord de la route et voulaient nous emmener au poste d'Ocotal (qui n'est pas dans la direction de Somoto). Après un appel à la directrice du projet qui a du partir au bureau un dimanche pour leur donner nos numéros de passeport, ils ont vérifié avec l'aéroport et nous ont finalement laissé partir... par chance qu'on était seulement à une dizaine de kilomètres de Somoto, ça aurait pu être chiant car c'était le soir.

mardi 19 avril 2011

Crise existentielle

Bon sang que je m'ennuie du Rwanda...

Le type nous avait dit qu'il nous gardait la maison mais l'a loué à quelqu'un d'autre, Maëla a vomi une vingtaine de fois hier et moi je m'ennuie des collines.

samedi 16 avril 2011

Jour de chance

Pas été à l'école de campo finalement, j'ai passé la journée au lit, problèmes digestifs typiques de la vie dans l'émisphère sud... ya quelque chose d'un peu maso à vouloir y travailler.

Mais hier, les astres étaient alignés pour nous : nous avons trouvé deux maisons et finalement signé le partenariat avec l’INATEC, l’école technique avec laquelle je vais travailler.
La première maison m’a vraiment accroché. Environ 10 minutes à pied du marché et d’un parc de jeu mais située dans un rang calme avec des maisons éloignées les unes des autres où l’on ne croise que des vieux à dos d’âne. Une belle vue sur les montagnes et une très grande cour avec un cocotier, un manguier, un papayer, des vaches et des poules. De l’espace pour se faire un grand jardin. Un patio avec des plantes grimpantes, un robinet dehors pour l’arrosage, un puits (dans un village où l’eau manque de 8h30 à 15h30 tous les jours c’est un atout) bref, j’étais tout à fait conquise. Le seul hic c’est que la maison est en construction donc pas de plafond, de plancher, de salle de bain et, ce qui me dérangeait un peu plus, pas d’espace pour les fenêtres. Petty me dit qu’il n’y a rien là, on va les rajouter… je dis « ah oui ? » facile, qu’il me répond, faut juste enlever des briques… ah ! L’autre léger détail c’est que le garage (annexé à la maison) sert d’église évangélique et pas question de les faire déménager, le proprio en est membre. Mais bon, trois fois par semaine, s’ils chantent bien, on peut patienter…
La deuxième maison est dans un quartier très pauvre un peu plus loin de la ville. Mais la maison est grande, neuve et propre. Manque juste quelques détails style plafond et armoires, faciles à ajouter. Coup de cœur de Petty cette fois. Moi je m’objecte : cours trop petite. Pas de problème, me dit le proprio, je vais te l’agrandir, le terrain à côté m’appartient. Mais cette cour n’a pas le cachet de la première et je n’aime pas le fait qu’on habite dans LA piaule de riches au milieu de maisons composées de 2 planches pour les murs et 3 pour le toit. L’autre était dans un quartier un peu moins pauvre et la maison ne payait pas de mine de l’extérieur, elle ressemblait à toutes les autres.
On prendra sûrement une décision aujourd’hui, le premier était supposé de consulter sa femme pour nous donner un prix et je suis en négo avec le deuxième que je dois rencontrer à 16h. On sera fixé bientôt… 

jeudi 14 avril 2011

Brigades écologiques

Hier, j’ai passé la journée dans un atelier de l’INPRHU (une ONG locale avec laquelle on va travailler) qui visait à appuyer les comités des brigades écologiques dans la planification de leurs activités annuelles.
Les brigades se forment dans les villages, jeunes ou vieux peuvent devenir membre. Ils ont de la formation sur l’environnement et l’écologie. En même temps, ils se planifient des activités concrètes à réaliser en comité ou avec la communauté du genre sensibilisation, nettoyage des berges, pépinière d’arbres fruitiers, compost, etc. Ils peuvent recevoir de la formation de l’INPHRU selon leurs besoins spécifiques.
J’ai beaucoup aimé l’approche très dynamique. Ça m’a donné des idées pour mes futures classes et j’ai été impressionnée de voir la motivation des jeunes; certains avaient fait plusieurs kilomètres à pied pour venir assister à cet atelier. Longue vie aux brigades écologiques!
Aujourd’hui je pars encore sur le terrain avec une équipe de l’INPHRU pour une école de campo. Celle-ci répond à un besoin spécifique déterminé par les agriculteurs du genre : comment faire pousser des courgettes. Par la suite, pendant une saison de culture, il y a des cours théoriques et pratiques à temps partiel sur ce thème. J'ai hâte de voir comment ça se passe...

dimanche 10 avril 2011

Toujours à la recherche

De retour à Somoto en autobus « expresso » ce qui veut en principe dire que le bus n’arrête pas sur la route. Comme les chauffeurs ne semblent pas être tellement des gens de principes, on arrête dans chaque village. Pas de limite de passagers et pas une grande fréquence de départs non plus ce qui veut dire qu’ils sont souvent bondés et qu’on peut faire une bonne partie du voyage debout (mais quand il arrête pour faire descendre des passagers et qu’on se trouve une place assise, on regrette moins le fait qu’il ne soit pas aussi express que supposé!).
Tant qu’à être dans les transports on a platement oublié notre poussette dans un taxi cette semaine en allant à « La Casita », une ferme écolo très chouette où j’achète du pain intégral. On était pas mal déçus car disons que ça allège et facilite beaucoup nos déplacements. Plus tard cette même journée, Petty est allé au cybercafé pour connaître le résultat des matchs de soccer et ne voit-il pas notre taxi passer. Faut dire qu’il est hyper observateur pour ce genre de choses, moi je n’aurais pas pu dire de quoi avait l’air le chauffeur (même si c’est moi qui était assise devant) et encore moins le taxi (il y en a des blancs, des jaunes, des noirs…) Lui l’a reconnu de loin et lui a fait signe de stopper. Comme le taxi était plein et que le chauffeur continuait sa route, il a sauté sur le taxi! Les passagers ont dû avoir une frousse, un noir qui les attaque! (car ici, comme ailleurs, tout le monde sait que les noirs sont des bandits) Tout le monde parlait en même temps et Petty qui ne comprenait rien a tranquillement récupéré notre poussette et est reparti. C’est vraiment un coup de chance car il y a tellement de taxis en ville, c’est un des moyens de transports les plus rapides et les moins chers (on va n’importe où en ville pour moins de 50 sous) et en plus on est assis!
De retour dans notre village où les ânes sont plus fréquents que les taxis, on continue la recherche de notre future bicoque.

mercredi 6 avril 2011

Modifier la constitution? Facile!

Dimanche était prévue une grande manifestation à Managua pour protester contre la candidature d’Ortega aux élections de novembre prochain. Une décision de justice contestée vient de modifier la constitution pour l’autoriser à entreprendre un nouveau mandat. Celui qui se présentait comme un révolutionnaire sandiniste se rapproche plutôt de la dictature selon certains. Sa dernière victoire aux élections fut très controversée et il avait refusé toute observation externe. Encore dernièrement, sa décision de ne pas accepter un projet de plusieurs millions financé par le Danemark, à cause qu’une petite partie du budget était justement consacrée à la vérification des élections, a fait des vagues dans le pays. La manifestation pacifiste de dimanche fut empêchée par les policiers (faut-il mentionner que le chef de police est le mari de sa fille et que ceux-ci ont une compagnie pharmaceutique qui a un contrat de plusieurs milliards avec le ministère de la santé?). Mais ce que ne sont que des fouteurs de trouble a déclaré Ortega en établissant une comparaison avec les mouvements de révolte des pays arabes et en manifestant son soutien envers Muammar Kadhafi.

Nous on aura bientôt nos trousses pour voter aux élections fédérales à partir d'ici... ce sera probablement plus calme mais l'issue du vote ne sera peut-être pas plus réjouissante...

lundi 4 avril 2011

Cherche maison à louer

Déjà un peu tannés d'être dans nos 10 valises, on a profiter de la journée de samedi pour aller visiter des maisons à louer à Somoto. Pas de petites annonces ici, ni d'affiches mais plutôt du bouche à oreille. En réalité, j'ai vu une affiche "à louer" mais c'était pour me rendre compte que c'est des chambres à louer à l'heure, genre maison de passe... pas vraiment l'endroit qu'on cherchait (et nous pas le type de clients qu'ils cherchaient).
Stratégie? Se promener dans les rues, saluer les gens (bien affables par ailleurs) et leur demander "vous ne sauriez pas où il y a une maison à louer?" Presque tout le monde en a au moins une en tête: "oui, 2 rues à l'est, 3 vers le nord, une maison verte" et la propriétaire, la senora Dolores, habite "de la pharmacie, une rue à gauche, 2 vers le sud, un grand portail blanc". Une journée à se promener de gauche à droite sous le soleil de Somoto, à découvrir un peu plus notre futur village. Malheureusement, je ne devais pas être habillée assez chic car les maisons qu'on m'a fait visiter ne correspondaient pas du tout à ce qu'on cherche. Pas de cuisine ni de salle de bain intérieure, pas de plafond ou pas de cours arrière ce qui ne semble pas déranger les coquerelles qui y habitent.
À un moment donné, on a loué un vélo taxi 2 places pendant une heure histoire de se reposer et d'avoir un peu d'ombre. Le type semblait bien découragé de mes exigences et me dit "vous ne trouverez jamais la maison que vous cherchez et en plus elles sont très chères"! Ouin ben laisse faire les maisons à 20$ par mois et même si tu me fais visiter des maisons 10 fois plus chères pour avoir un plancher et une toilette je suis prête à accepter.
J'en ai finalement visité une pas pire mais qui est en bordure de la Panaméricaine avec un bar à côté. Pas vraiment l'emplacement rêvé mais j'ai des rendez-vous samedi prochain pour trois autres maisons. À suivre... j'ai l'impression qu'on n'a pas fini de chercher!

vendredi 1 avril 2011

Esteli

On dirait que je commence à aimer les villes, qui l’eu cru? Pas trop de circulation ni de stress ici, plusieurs font la sieste de midi à 14h, on trouve de tout, des restos végés et même des cours de yoga! Hier, j’y suis allée mais je dois dire que c’était assez spécial comme expérience. Pas le genre de pratique à laquelle je suis habituée. En plus de ça Esteli est une ville de cowboys, ça lui donne un petit air pittoresque. On a fait de belles rencontres, des écrivains, des gens engagés, des musiciens, des gens d’ailleurs, des gens d’ici. Des soupers intéressants. Même Maëla  ne rechigne pas à se coucher un peu tard et se balance suivant le rythme. Décidemment, cette ville nous plaît.
La campagne des alentours (de ce que j’en ai vu) a énormément de plantations de tabac et une usine de cigares. La ville se développe à toute vitesse à cause des emplois générés par l’usine.
Malgré mes cours d’espagnol, je me sens vraiment handicapée côté extériorisation. Je comprends bien mais maudit que je parle mal! Patience, patience, ça viendra mais quand on rencontre des gens trippants, c’est encore plus frustrant de communiquer à moitié (ou plutôt au 1/100e)!!