jeudi 31 mars 2011

Que calor!

Il fait chaud, pas mal chaud, ben trop chaud! On entre dans la période la plus accablante de l’année et il semblerait que le mercure oscille autour de 38-40 degrés ces jours-ci. Il fait chaud, pas mal chaud, ben trop chaud! Je ne sais pas comment je réussirai à faire de l’accompagnement technique dans les champs!  Mes idées vont se liquéfier.
Hier nous avons quitté Managua avec un mélange de satisfaction et de regrets. On avait hâte de découvrir notre futur patelin mais comme on aimait bien la capitale, on n’était pas tellement pressés d’en partir non plus. Le voyage de 3h30 m’a paru assez long probablement parce que les paysages sont secs passés Managua, qu'il n’y a pas beaucoup de patelins en bordure de la route donc pas tant de choses à voir en cette saison sur la panaméricaine se dirigeant vers le nord.
Somoto nous a plu au premier abord, un joli village, avec les montagnes en arrière plan, des petites rues à sens unique où l’on retrouve presque autant de chevaux et de vaches que de véhicules et de motos. Tous ces mouvements semblent assez bien s’orchestrer. Des chiens et des enfants partout, Maëla ne sait plus où donner de la tête. Elle s’est déjà fait une petite amie et Petty aussi s’est fait une vielle amie de 70 ans peut-être. Je les voyais causer et ça m’impressionnait, le vocabulaire de Petty en espagnol étant d’environ de 10 mots.
On n’a pas vu grand-chose du village, nous sommes arrivés vers 17h, avons déposés tout notre barda au bureau de SUCO et après avons soupé chez l'autre coopérante qui est déjà là-bas. Retour au bureau à l’obscurité et dodo bien au chaud ou plutôt bien en sueurs, un ventilateur braqué sur nous. Avant d’entrer dans le lit je marche (pieds nus) sur quelque chose de dur. Je regarde de plus près et je vois un scorpion, le premier de ma vie. Je pense qu’il est resté trop bête de se faire marcher dessus sans peur et sans crier gare car il ne m’a pas piqué.  Quand Petty a voulu l’attraper par exemple, il s’est dit wo c’est assez! Position de combat! Assez tristement un vigoureux coup de bottes à cap lui a calmé le pompon en partie à cause que Maëla dormait sur un matelas au sol à côté. Les scorpions c’est plus beau dans la jungle qu’à côté d’un lit de bébé.
Lendemain matin, retour sur nos pas vers Palacaguina, petit village où il y a de bonnes chances que se trouve mon bureau. Ce n’est pas confirmé encore car la branche de l’INATEC avec laquelle je vais travailler est basée là-bas mais le terrain ne leur appartient pas. Comme il y a des investissements prévus dans le projet pour améliorer les infrastructures, il faudra que ce soit sur un terrain acquis il se peut donc qu’on soit rapatriés à Somoto. J’ai rencontré les gens d'une coopérative de micro-crédit avec laquelle on va aussi travailler dans le cadre du projet.
Et finalement Esteli, notre chef-lieu des deux prochaines semaines. Ville agréable puisqu’il y fait quelques degrés de moins qu’à Managua et Somoto, qu’il y a Véronique et son copain qui sont bien sympas et qui habitent une petite maison tout aussi chouette qu’eux et que le marché est abondant en fruits et légumes variés. Par contre, les fruits et légumes coûtent à peu près la même chose que chez nous et sont beaucoup plus chers qu’au Rwanda. Un avocat coûte entre 1 et 2$ dépendant de la grosseur alors qu’au Rwanda pour le même prix on obtient une dizaine! Par contre, la dose de crack se vend 25 sous.
La pluie a tombé le soir de notre arrivée, chose très rare pour cette période. On a donc un peu cherché notre nouvelle maison dans l’obscurité pour se rendre compte qu’il n’y avait pas d’électricité et qu’on n’avait pas d’allumettes, notre soirée fut donc écourtée. Cet incident (très fréquent par ailleurs) nous a fait réaliser que pas de courrant=pas de ventilateur!! Il fait chaud, pas mal chaud, ben trop chaud!

mercredi 23 mars 2011

Bienvenido a Nicaragua!

Finalement nous y sommes! Nos trois mois de vacances au Québec terminés, nous avons atterris dans le pays qui sera le nôtre pour les deux prochaines années. Un pays où l’on saura sûrement s’enraciner, pleurer, jouer, se lier d’amitié, se tanner, se fasciner.


Notre première expérience en Amérique Centrale sera dans le centre du centre au « pays de lacs et de volcans », pays accueillant, pays fragile, pays, à première vue, charmant.
Le Salvador, vu du ciel et de l’aéroport, semblait presque désertique aussi fus-je agréablement surprise de voir une ville très verdoyante à notre arrivée à Managua malgré que ce soit le fort de la saison sèche (vive l’irrigation) C’est la capitale comportant le plus d’arbres qu’il m’ait été donné de visiter ce qui lui a donné d’office une place spéciale, moi qui n’aime pas particulièrement les villes. Il y aurait environ 1 400 000 habitants dépendant des sources. Elle est construite de façon très étendue ce qui rend difficile de la visiter à pied avec poussette. On se contente de se déplacer dans le quartier où se trouve notre hôtel et on se promène un peu dans les autres quartiers avec le véhicule du bureau. Le centre-ville avait été détruit en 1972 après un gros tremblement de terre et il n’y a pas eu de reconstruction comme telle, le dictateur Somoza de l’époque ayant mis dans ses poches l’argent qui avait été accordé à cette fin. Il n’y a donc pas vraiment de centre-ville à proprement parler même si c’est une ville très « américanisée », ce qui m’a tout de suite sauté aux yeux, moi qui est habitué à l’Afrique. Les MacDo, Burger King, Subway, Payless for shoes et United Color of Benneton sont bien présents et côtoient les casinos et les centres commerciaux.


Marthe, la directrice du projet est une belle grand-maman et nous a fort bien accueillis. On loge dans un hôtel très sympathique surtout si je compare aux Holiday Inn et consort qui sont un peu plus loin et qui n’ont aucune personnalité. Encore ici, beaucoup de plantes, des hamacs, une mini piscine, de la propreté. On y passe la semaine avant de se diriger vers le nord. Les petits déjeuners sont composés de gallo pinto, plat typique de riz et de haricots, au grand bonheur de Maëla qui y retrouve, je suppose, les saveurs du Rwanda. Nous arrivons en pleine saison des mangues qui tombent littéralement du ciel.


Les Nicaraguéens sont accueillants et souriants et avec une enfant, le contact est d’autant plus facile. L’immersion est donc bien entamée, aller m’ouvrir un compte de banque hier m’a donné quelques sueurs froides. La dame me dit « firma », je prend quelques secondes pour réfléchir alors elle me le répète en détachant chaque lettre et finalement en épelant. Ma chère, ce n’est pas un problème d’oreille mais plutôt de langue mon affaire! En général, je trouve que je me débrouille assez bien quand même. Il faut seulement que mon cerveau fasse le « switch » car il a tendance à penser en kinyarwanda quand il s’agit de langue seconde. Ça devrait se faire assez rapidement puisque je passerai les deux prochaines semaines dans une école de langue à Esteli.


Hasta pronto donc!

mercredi 16 mars 2011

African Revolution

Je sais que ce blogue devait servir à parler de notre expérience au Nicaragua  mais comme j’ai déjà dérogé en parlant des papillons je peux bien glisser un mot sur notre soirée à l’Olympia. Intense, chaude, vibrante, magique et engagée. Un spectacle que j’étais sûre de rater, pensant être déjà au Nicaragua, mais pour lequel on a finalement pu avoir des billets. Cette légende africaine du reggae a une présence sur scène incroyable, de l’énergie qui transporte la salle. C’est la deuxième fois que je le vois en spectacle et la deuxième fois que je suis directement à ses pieds (dans les deux sens du terme). Et oui je l’ai touché, une vraie groupie! La masculinité incarnée! Un spectacle qui venait me jouer dans le cœur, qui me confirmait mon attirance (si besoin était!) envers l’Afrique et ses habitants. C’était le troisième anniversaire de mon union avec le papa de ma fille, toute une fête. 
Tiken Jah Fakoly


lundi 14 mars 2011

Cette fois c'est vrai?

Nous avons nos billets d'avion en main datés du 19 mars, 6h top. Avec tous ces chamboulements on ne part plus avec Canjet mais avec Lacsa. Escales donc à Toronto et San Salvador pour finalement se déposer à Managua! Ne manquerait plus qu'une tempête de neige pour nous empêcher de décoller... je m'attends à tout!

mardi 8 mars 2011

Papillons en liberté

Faute d'être déjà en train d'admirer des papillons en pleine nature nous venons d'aller voir un concentré de ces magnifiques lépidoptères dans les serres du jardin botanique. Une cascade de couleurs, des battements d'ailes envoûtants, danses lascives. Une activité qui nous a fascinée tous les trois.

On a réussi à en identifier douze... quelques uns restent anonymes... on saura bien les démasquer!
C'est captivant d'observer l'adaptation d'un papillon à sa fleur fétiche, regardez les Parides iphidamas (en fait, ce que j'ai identifié comme tel...)
 

Papilio rumanzovia

Maëla bien attentive
 


Parides iphidamas
Parfaitement adapté à sa fleur!

Parides iphidamas
parfaitement adapté à sa fleur!
 

Attacus atlas





samedi 5 mars 2011

Mauvais sort

Une série de coïncidences bizarres retardent notre départ chaque semaine. Mauvais augure ou un clin d'oeil de la vie pour renouveler notre patiente et nous faire mieux savourer l'arrivée? Déjà le 5 mars et pas de date fixe encore...
Michel, le frère de Virginie doit venir nous visiter vers le 18. À ce rythme là, soit il arrivera avant nous, soit il nous déménagera!